Avigdor Arikha

Auteur(s) Miessner, Marie-Cécile (1948-...) (Auteur) ;Bibliothèque nationale de France (Editeur scientifique)
Titre(s) Avigdor Arikha [Texte imprimé] : gravure sur le vif : exposition, Paris, Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Crypte, 24 juin-24 août 2008 / catalogue sous la direction de Marie-Cécile Miessner.
Editeur(s) [Paris] : Bibliothèque nationale de France, impr. 2008 (impr. en Belgique).
Résumé Né en 1929 en Bucovine, actuelle Roumanie, Avigdor Arikha arrive en Palestine en 1944 où il travaille dans un kibboutz et commence des études d’art à Jérusalem. Il s’installe à Paris en 1954. Arikha, qui développe alors une peinture abstraite, acquiert une réputation internationale et voit ses réalisations exposées par les meilleures galeries à Londres, Paris et Genève. Il représente Israël à la Biennale de Venise en 1962. Mais en 1965, il renonce à l’abstraction, qui n’en demeure pas moins le fondement de sa peinture. Commence alors une période durant laquelle Arikha, s’interrogeant sur la nature de l’œuvre d’art, cesse de peindre et abandonne la couleur, pour dessiner et graver sur le vif. Son œuvre gravé se concentre essentiellement sur dix ans - de 1965 à 1976 - pendant lesquels il utilise de préférence l’eau-forte et l’aquatinte. Arikha veut « saisir le vécu sur le vif, quoique en principe rien n’est saisissable». L’exposition organisée par la BnF présente plus de quatre-vingt cinq pièces qui retracent l’ensemble de son travail graphique. L’artiste traite directement sur le cuivre ou sur le papier report, d’un seul jet, de grands thèmes classiques et des sujets empruntés à son environnement immédiat : bibliothèque, objets, vêtements. Il excelle dans le portrait : sa femme Anne et ses filles (Alba,1972 ; Noga dans son berceau, 1970) ses amis, dont Samuel Beckett, le plus proche depuis 1956, mais aussi Jacques Duhamel, ministre des Affaires culturelles (1971), Catherine Deneuve (1984), le pianiste Jean-Bernard Pommier (1971), ou encore son propre visage sans cesse questionné dans le miroir (Autoportrait à la bouche ouverte, 1973). Il recherche à travers l’expression d’une nature morte, d’un objet familier, d’un paysage, la révélation d’une vérité, l’émotion visuelle à travers des cadrages particuliers : gros plan, contre-plongée (Autoportrait en raccourci, 1973). Après l’acquisition d’une presse en 1970, Arikha imprime exclusivement lui-même. C’est le cas par exemple de Poire et pomme, 1972 et du portrait de David Sylvester assis, 1973. Les gravures sont exécutées avec une technique spéciale d’aquatinte, qui évite les morsures successives et permet d’obtenir toutes les nuances de noir et blanc en une seule fois. Communiqué de presseEn 1973, Arikha grave cinq planches pour accompagner le texte de Samuel Beckett Au loin un oiseau, inédit dans sa version originale française. Les objets ont été choisis suivant les indications de l’auteur : le manteau et la canne, la ruine et les cailloux, l’herbe. L’ouvrage édité à New York, mais imprimé en France pour les estampes, a été présenté à la Bibliothèque Nationale en 1975 lors de son dépôt légal. Plus de quatre-vingts eaux-fortes et aquatintes sont tirées par Arikha entre 1970 et 1976 à très peu d’exemplaires, trois, six, jamais plus de vingt-cinq, et sur des papiers différents, soigneusement choisis. Plusieurs expositions importantes présentent en France et à l’étranger, au cours de cette période, les œuvres sur papier d‘Arikha (Centre national d’Art et de Culture Georges Pompidou en 1970, Marlborough Gallery à Londres en 1974, avec laquelle l’artiste est désormais sous contrat). En 1974, Arikha se tourne à nouveau vers la peinture, en produisant encore quelques gravures avec Aldo Crommelynck (Fruits, 1976). Après une interruption de vingt-sept ans, Arikha se remet à la gravure en 2003 avec seize pointes sèches (Anne au bonnet de fourrure, Dans la bibliothèque). Outre ses talents reconnus de peintre, dessinateur et graveur, Arikha est aussi un historien de l’art estimé et un érudit qui a partagé une amitié de plus de trente ans avec Samuel Beckett. L’écrivain Anne Atik, épouse d’Arikha depuis 1961, en retrace la mémoire dans un ouvrage paru en 2001, Comment c’était. Souvenirs sur Samuel Beckett.
Notes Bibliogr. p. 106-111. Bibliogr. des oeuvres d'A. Arikha p. 101-105. - Autre forme de titre : Avigdor Arikha, gravure sur le vif.
Sujet(s) Arikha, Avigdor (1929-2010) ** Oeuvres : Gravure ** Catalogues d'exposition
Bibliothèque nationale de France. Département des estampes et de la photographie ** Catalogues
Bibliothèque nationale de France. Réserve des livres rares ** Catalogues
Gravure : 20e siècle
Indice(s) 769.92760
[Exposition. Paris. Bibliothèque nationale de France. 2008]
Lien http://www.bnf.fr/documents/cp_arikha.pdf
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