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Coup de coeur du 27 janvier

L'équipe de la médiathèque de Nevers vous conseille "Meyer et la catastrophe" de Steven Boykey Sidley et "Du haut des cieux, les étoiles" de Harry Brown.

MEYER ET LA CATASTROPHE – Steven BOYKEY SIDLEY

Steven Boykey Sidley vit à Johannesburg. Il a été développeur informatique, auteur de scénarios à Hollywood avant de tout plaquer pour se consacrer à l'écriture de romans. Ce livre est son troisième, le premier à paraître en France.

Saxophoniste raté et ingénieur en informatique, Meyer est banalement angoissé par la vie, sans vraiment de raisons valables. Jusqu'au jour où il va successivement se séparer de sa petite amie, perdre son ex-femme avec laquelle il envisageait de se rabibocher, voir son fils pris dans la drogue puis lui échapper sur un autre continent (au Zimbabwe), sa fille d'un autre mariage tomber gravement malade, son père disjoncter et se retrouver en prison après avoir tiré sur des gens. Il perdra également son travail après avoir uriné sur son patron. Et ce n'est pas fini.

J'ai un excellent souvenir du seul Philip Roth que j'aie vraiment adoré : « Portnoy et son complexe » et ce livre lui est comparable, un type banal, angoissé, avec un humour juif assez irrésistible. Il y a aussi dans ce livre une dose de Woody Allen, un peu de Jonathan Tropper et on passe surtout un excellent moment.

On peut rire souvent, sourire beaucoup et s'ennuyer jamais.

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DU HAUT DES CIEUX, LES ETOILES – Harry BROWN

Harry Brown (1917-1986) est d'abord un romancier. Puis, il devint un scénariste. En 1951, il obtient un oscar pour Une place au soleil de George Stevens, avec Montgomery Clift et Elizabeth Taylor.

A la fin du livre, une gigantesque tuerie éclatera et plusieurs héros du roman seront tués. On le sait dès le départ.

Ce livre m'a plu parce qu'il ne comporte aucun des stéréotypes du western : il y a des femmes qui ne sont pas des potiches, elles sont libres, belles et quand leur mari les cognent, elles vont voir ailleurs. Il n'y a pas de justicier « Monsieur je sais tout » à la John Wayne. De plus, les héros sont quand même des abrutis qui se foutent sur la gueule "à cause de rumeurs, de malentendus et de présomptions", comme dit Bertrand Tavernier sur la 4° de couverture (il s'agit de l'histoire de petits exploitants d'une région qui sont persuadés que le plus gros propriétaire détourne une rivière à son profit et que son fils a l'intention de piquer la femme de l'un d'entre eux).

Les paysages sont peu présents, mais les personnages sont forts. Aucun n'est vraiment attachant, mais ils sont décrits de façon extrêmement vivante, même s'il y en a beaucoup et que l'on peu se perdre dans tous les noms au départ.

Un excellent moment.OPAC Recherche Simple