Bernadette Soubirous (1844-1879) En juillet 1866, Bernadette Soubirous quitte Lourdes pour Nevers et entre à la maison-mère des sœurs de la Charité et Instruction chrétienne de Nevers comme postulante ; elle meurt à Saint-Gildard le 16 avril 1879 à la suite de longues souffrances. Bernadette a vécu 13 ans à Nevers — et Saint-Gildard a le privilège de conserver le corps de la Sainte, miraculeusement préservé. La personnalité de Bernadette Soubirous est assez énigmatique : c’est « la plus secrète des saintes », a-t-on dit, et le Pape Pie XI confiait à l'Évêque de Nevers, Mgr Flynn, son embarras au lendemain de la canonisation : « Je n’y comprends rien, cette simple enfant, la Vierge l’a choisie ! Cette dernière des religieuses, je la mets sur les autels ! Quel mystère ! » Le Cent cinquantenaire des Apparitions est l’occasion pour la médiathèque Jean-Jaurès de Nevers d’évoquer Bernadette. A partir des documents prêtés par l’Evêché de Nevers, le Couvent Saint Gildard, les Archives départementales et des particuliers, trois temps rythment cette exposition : le temps de Saint Gildard, où elle arrive le 7 juillet 1866, ensuite le temps de la canonisation, et enfin, le temps toujours vivant des pèlerinages. La publication rédigée à l’occasion de cette exposition par Monsieur Guy Thuillier, Directeur d’études à l’Ecole pratique des Hautes études, nous permet d’ajouter une dernière séquence : Bernadette, Lourdes et la littérature, avec Emile Zola, Joris Karl Huysmans, Maurice Barres, François Mauriac ou encore Paul Claudel… Guide de recherche Bernadette Soubirous / Quelques notices biographiques Bernadette Soubirous et les écrivains Georges Dufaud (1777-1852) Guide de recherche Georges Dufaud Jules Renard (1864-1910) Guide de recherche Jules Renard
Site internet : http://jules-renard.ville-nevers.fr/
Claude Tillier (1801-1844) Exposition du Bicentenaire 15 septembre 20 septembre 2001 Les années d’apprentissage biographie / Notices Thuillier Romain Rolland (1866-1944) Préface / Romain Rolland Edouard Séguin (1812-1880) Un pionnier de la psychiatrie de l'enfant : Edouard Séguin (1812-1880) Emile Martin (1794-1871) et Pierre-Emile Martin (1824-1915) L Invention de l Acier Martin, Emile Martin et Pierre-Emile Martin Pierre Babaud de la Chaussade (1706-1792) Bellac (Limousin), 27 septembre 1706 - Paris, 12 août 1792 Babaud de la Chaussade est certes moins connu que d’autres fondateurs de dynasties de maîtres de forges comme les Wendel en Lorraine, les Dietrich en Alsace ou les Barral en Dauphiné. Pourtant les forges de la marine qu’il avait créées à Guérigny, dans le Nivernais, n’ont cessé leur activité qu’en 1970. Passées peu avant sa mort aux mains du roi, elles continuaient, par ordonnance royale, à s’appeler « forges de la Chaussade », en signe de reconnaissance pour les services rendus à l’État par ce grand entrepreneur. Né et baptisé à Bellac le 27 septembre 1706 (et non 1702, comme le -veulent les anciennes notices), Pierre Babaud s’était occupé d’abord, comme son père, de commerce de bois pour la marine de guerre. Dès 1725, il s’était lié avec Jacques Masson, un financier genevois devenu directeur des finances du duc de Lorraine, Léopold. En 1734, il épouse la fille de Masson, Jacqueline, et le ministre de la Marine, Maurepas, signe au contrat. Masson devient en 1736 -premier commis au Contrôle général des finances, chargé des affaires de -Lorraine et, en 1740, il est nommé Directeur général des mines et minières de France. C’est un personnage bien en Cour. Depuis 1720, il possède des forges et des bois en Nivernais, il exploite avec son gendre Babaud, depuis 1735, la forge aux ancres de Cosne, qui travaille pour les ports de Lorient et de Brest. À la mort de son beau-père, en 1741, Babaud constitue en dix ans un petit empire industriel, qui s’étend sur trente paroisses en Berry et en Nivernais. Il possède cinq hauts fourneaux, dix-sept forges, cinq forges aux ancres. Il -fournit en fers et en ancres les ports de guerre (il obtient une sorte de monopole en 1762) et la Compagnie des Indes. Il peut produire jusqu’à 4 000 tonnes de fers pour la Marine, il emploie plus de 2 000 ouvriers. Or on sait toute l’importance de la qualité des ancres pour les navires de guerre. C’est là un bel exemple de capitalisme métallurgique entièrement lié aux commandes de l’État. Mais avec la paix de 1763, on réduit les dépenses de la Marine. Babaud, qui s’est fort endetté pour assurer le service, s’en trouve affaibli. Il n’a pas de fils capable de lui succéder. Dès 1769, il offre de céder au roi l’ensemble de ses forges pour 2,4 millions de livres. Le contrôleur général des Finances, l’abbé Terray, refuse. En 1780, Babaud – il a 74 ans – vend ses forges à une compagnie financière : mais à la demande de Louis XVI, Necker fait annuler la vente et rachète les forges pour 3 millions de livres. Elles seront désormais exploitées par le contrôleur général des finances et dirigées par un conseiller d’État. Cette « nationalisation » des forges nivernaises permettait d’éviter tout risque de -dislocation ou de spéculation. On a fait jouer – c’était le moment de la guerre en Amérique – l’intérêt supérieur de la marine militaire. « Un canon défectueux », disait-on, « peut coûter la vie de sept à huit hommes, mais la vie d’un équipage entier dépend de la qualité d’une ancre ». Et tous les contemporains reconnaissaient l’efficacité de Babaud, sa vision positive de l’industrie métallurgique et l’importance de l’instrument dont il avait doté la marine française. Jacques Thuillier Professeur au Collège de France Membre du Haut comité des célébrations nationales Manifestations estivales 2006  EXPOSITION 1-2-3-4 |