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Fonds Nivernais

Index de l'article

 

Fonds nivernais

 

 

Largement tournée vers sa fonction de mémoire du Nivernais, la médiathèque de Nevers possède de nombreux documents relatifs à l'histoire locale.

La bibliothèque de Nervers en 1940

Dès 1832 émerge, à Nevers, l'idée de constituer une bibliothèque nivernaise avec les ouvrages ecrits par des Nivernais entre 1500 et 1800. Elle apparaît dans une longue correspondance entre le maire, Jean Desveaux, et le bibliothècaire, Napoléon Alexandre Fabre (1806-1843).Un catalogue de ce fonds spécial est alors établi et un appel est lancé aux auteurs nivernais en vue de susciter un don de leurs oeuvres.

Le fonds ne commence à se constituer qu'avec l'acquisition par la ville, en 1847, des collections Gallois, comprenant 170 volumes, 20 brochures, 5 manuscrits. Proper Anselme Bégat (1820-1889), ancien imprimeur, auteur d'une excellente notice sur l'histoire de l'imprimerie à Nevers en 1862, nommé conservateur en 1877, rédige le premier catalogue manuscrit de la bibliothèque nivernaise, qu'il divise en 26 sections.

 

En 1920 la ville accepte la donation du conseiller honoraire à la courd'appel de Bourges, Louis Albert Morlon (1846-1920). C'est pour le Nivernais un fonds très important (3 097 titres) et la seule grande bibliothèque nivernaise privée qui entre dans le fonds. Elle est inventoriée par l'érudit Antoine Desforges (1866-1943) en 1924 : elle comprend un grand nombre de titres qui manquaient jusque-là dans le fonds, elle est en outre très riche en brochures et contient aussi quelques manuscrits. Dans cette bibliothèque Morlon existait un fonds phalanstérien constitué par le père de Louis Albert, André Morlon (1812-1895), conducteur des ponts et chaussées, ancien centralien et fouriériste convaincu. Dès 1833 il adhère aux doctrines de Fourier et il reste fidèle a son maître jusqu'à sa mort. On possèce ainsi l'ensemble des écrits fouriéristes de Morlon, des lettres de Considérant, Canstagrel, Bureau, des listes de fouriériste nivernais.

 

Avec le manuscrit de François-Joseph Fourquemin, Souvenirs, nous entrons de plein pied dans la littérature populaire; menuisier, il conte son adolescence et son apprentissage. Ce curieux témoignage sur la vie d'un orphelin dans les années 1840 est publié en 1998.

Cet ouvrage a bénéficié de la politique d'aide à la création de reliure contemporaine du Conseil Régional. Il a été relié en plein veau grège par Annie Boige.

 

Manuscrit Auguste Martin

Parmi d'autres manuscrits inédits, retenons celui d'Auguste Martin (1824-1902). L'homme, forgeron et serrurier, compose des poèmes qu'il écrit en encres de diverses couleurs et illustre de dessins à la gouache qui sont de singuliers témoignages d’art naïf. Ses recueils ont été donnés à la bibliothèque en 1932.

 

 

Raoul Toscan

 

L'histoire du fonds nivernais ne peut être faite sans que l'on évoque Raoul Toscan (1884-1946) qui règna sur la bibliothèque de 1923 à 1945. Il mit en ordre la bibliothèque et particulièrement le fonds nivernais, rédigea les fichiers qui sont encore utilisés, ouvrit dès 1934 le section des dossiers nivernais qui regroupent des articles de presse et des documents divers.

 

Il fut le créateur du fonds iconographique et de la section des documents d'archives. Homme de lettres, artiste, journaliste il avait des idées très en avance sur son temps, prônant dès les années 1930 la bibliothèque sonore, la bibliothèque cantonale, le musée cantonal.